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Plantes adaptogènes pour la gestion du stress

Plantes adaptogènes pour la gestion du stress

Les surrénales et le stress

L’une des conséquences les plus problématiques du stress à long terme est qu’il tend à empêcher le corps de bien gérer… le stress ! Mais qu’est-ce que le stress à long terme ? Et bien ça dépend de chaque personne. Pour moi ça a été 10 ans d’études postsecondaires intensives, pour d’autres, ça peut être une famille qui demande plus que ce qu’il est possible de donner ou un emploi physiquement ou émotionnellement trop difficile. Plusieurs personnes connaissent les trois phases du stress : phase aiguë, phase chronique et épuisement. Mais que se passe-t-il au moment de l’épuisement ? Et bien les hormones relâchées par les glandes surrénales deviennent insuffisantes ou, possiblement, en excès, tant en ce qui a trait à la DHEA qu’au cortisol. Or un rapport DHEA et cortisol déséquilibré tend à augmenter l’anxiété et à diminuer la résilience. On en arrive donc à un moment où le stress augmente un problème physiologique qui cause l’anxiété, ce qui crée un cercle vicieux difficile à briser. Outre des exercices de gestion du stress que nous verrons plus tard, plusieurs plantes peuvent aider à briser ce cercle vicieux en aidant les glandes surrénales à retrouver leur équilibre. Les mitochondries, les organelles à l’intérieur des cellules responsables de la gestion de l’énergie, peuvent aussi être affectées par le stress chronique. On nomme les plantes qui aident les surrénales et les mitochondries dans leur travail les plantes adaptogènes. Dans les substances qui nuisent au rétablissement des glandes surrénales, mentionnons le café et toutes les boissons caféinées, du coca-cola aux boissons énergisantes, ainsi que le sucre et les glucides simples comme les farines blanches.

Plantes adaptogènes

Reishi

Il existe plusieurs espèces de reishis, mais celui dont je parle aujourd’hui est spécifiquement le Ganoderma lucidum. Les autres ganodermes, comme celui de la pruche, peuvent avoir des propriétés physiques très similaires, mais n’ayant pas travaillé avec eux, je ne suis pas certaine qu’ils ont la même empreinte énergétique. Physiquement, le reishi est connu principalement pour ses propriétés sur le système immunitaire ; en effet, il normalise l’immunité, ce qui le rend très appréciable pour les troubles auto-immuns et les allergies, mais aussi pour les personnes dont le système immunitaire est déficient, par exemple à la suite d’une chimiothérapie. Il est à noter que le stress et l’anxiété peuvent entraîner une crise auto-immunitaire.

Ce qu’il faut retenir du reishi, c’est qu’il s’agit d’une plante nourrissante. Il nourrit le système immunitaire, mais aussi les glandes surrénales et le système nerveux. Émotionnellement, il aide la lucidité. Quand on le prend de façon consciente, il aide à souligner ce qui ne fonctionne pas dans la vie, et de quelle façon le changer. C’est un champignon que je propose souvent aux personnes qui souffrent de fatigue chronique, qui sont souvent en arrêt de travail, et qui réalisent qu’elles ont besoin de changer leur vie, mais qui ne savent pas comment. Ce genre de situation est souvent assez anxiogène ! Pour ces personnes, le reishi aide à augmenter leur vitalité et à trouver leur voie.

D’autres effets « secondaires » possibles du reishi incluent sa capacité à protéger le foie et les poumons, à diminuer le taux de cholestérol sanguin et à normaliser la pression artérielle.

Autres champignons

Il existe plusieurs autres champignons médicinaux qui peuvent aider à rétablir l’équilibre des glandes surrénales et du système immunitaire, mais aucun n’a cette capacité unique au reishi d’aider à retrouver la lucidité nécessaire à faire les bons choix dans la vie. Certains, comme le chaga ou le cordyceps, aident contre le cancer. D’autres, comme l’hydne hérisson, améliorent la santé du cerveau, les capacités de concentration et de mémorisation. Plusieurs aident le foie et presque tous diminuent les taux de cholestérol sanguins quand pris régulièrement. Pour la plupart des champignons, je préfère utiliser une combinaison d’extraits d’alcool et d’eau (je fais une teinture et une décoction que je mélange par la suite) puisque c’est souvent la meilleure manière d’extraire tous leurs constituants.

Ashwagandha

Scientifiquement appelée Withaenia somnifera, cette plante est l’une de mes favorites pour les personnes stressées pour lesquelles je soupçonne une atteinte aux glandes surrénales, particulièrement quand leurs symptômes semblent indiquer une hyperactivité de ces dernières. Ces gens mentionnent souvent que le moindre stress les fait réagir physiquement, par exemple en leur donnant des palpitations ; ils souffrent presque systématiquement d’insomnies et leurs symptômes indiquent que leur système nerveux sympathique est trop réactif ; souvent, ils sont irritables. Dans ces cas, l’ashwagandha aide à calmer les glandes surrénales et à activer le système nerveux parasympathique. Je l’utilise soit en teinture ou en décoction, et j’encourage souvent la prise d’ashwagandha en décoction dans du lait (possiblement sucré avec du miel et parfumé à l’eau de rose) avant le coucher, surtout pour les gens souffrant d’insomnie. D’ailleurs, dans les rares cas où j’ai du mal à dormir, c’est ma solution préférée, même si ça implique de me lever pour aller « cuisiner » mon remède. D’autres bénéfices possibles avec l’ashwagandha incluent une augmentation de la mémoire, une diminution des troubles inflammatoires, surtout articulaire, et du cholestérol sanguin, une augmentation de la fonction thyroïdienne, de l’endurance et de la libido.

Autres racines

Il existe plusieurs autres racines aux propriétés adaptogènes. L’astragale par exemple est spécifique pour les problèmes de poumons et de système immunitaire déficient. L’action du shatavari sur le système reproducteur féminin en fait une plante de choix pour les problèmes de ménopause et pour aider l’allaitement. C’est d’ailleurs une plante qui peut aider à harmoniser le féminin sacré, tant pour les hommes que pour les femmes. On peut aussi l’utiliser pour les troubles digestifs. Finalement, l’éleuthéro augmente la vitalité sans être trop stimulant.

Attention à la rhodiole !

Bien qu’étant un adaptogène exceptionnel à l’efficacité remarquable pour les problèmes de dépression et de fatigue chronique, la rhodiole n’est pas nécessairement le meilleur adaptogène à choisir pour les gens souffrant d’anxiété puisqu’elle est très stimulante et peut, en quelque sorte, nourrir l’énergie investie dans cette anxiété. Il en va de même de la plupart des ginsengs. Voici une des raisons pour lesquelles il vaut mieux consulter un herboriste pour vous aider à choisir les plantes les mieux adaptées à votre personnalité et à vos symptômes !

 

Et pour finir, le merveilleux basilic sacré

À la fois utile pour l’anxiété, la dépression et toutes les manifestations de stress, cette plante est considérée comme sacrée par les hindous et plantée dans les temples et dans plusieurs maisons en Inde (mais j’en ai aussi dans la mienne!). C’est une plante qui travaille à la fois sur la circulation, la digestion, le cerveau et les glandes surrénales. Elle est particulièrement indiquée pour augmenter la clarté mentale tout en diminuant les effets physiques et psychologiques du stress et de l’anxiété. Quoi de mieux en période d’examen ! Je trouve que le basilic sacré a aussi un effet marqué sur la libido (on dit qu’il s’agit de l’incarnation d’une déesse qui voulait s’offrir ainsi au dieu qu’elle aimait), surtout en ce qui concerne la sexualité sacrée. Il augmente la joie, la vitalité et aide à approfondir la respiration jusqu’en son centre abdominal. Comme les respirations profondes sont l’une des façons les plus efficaces de contrôler l’anxiété, le basilic sacré agit donc sur plusieurs niveaux pour les gens stressés. C’est une plante que je propose particulièrement quand je perçois un état dépressif associé à de l’anxiété ou de l’insomnie. Une autre avenue pour l’utilisation du basilic sacré serait pour aider les gens en crise spirituelle à retrouver leurs balises. Finalement, des recherches scientifiques ont démontré que le basilic sacré a aussi un effet sur le taux de sucre, la mémoire et la concentration, la digestion, la respiration et qu’il serait un antioxydant efficace qui augmenterait les capacités de détoxification du foie.

J’espère que vous avez apprécié ce bref survol des plantes adaptogènes ayant une action possible sur le stress et l’anxiété. Avant de terminer ma série sur le stress, il me reste encore trois articles à écrire, l’un sur les plantes soporifiques et calmantes (contre l’insomnie), un sur les plantes auxiliaires au traitement du stress et un dernier sur les approches complémentaires à l’herboristerie. Tout cela en plus des quatre articles précédents qui touchaient aux plantes de première ligne et à celles qui aident à gérer les émotions. Si je vous présente ici l’information de façon la plus claire et concise possible, je ne peux que vous conseiller de venir me voir en consultation si vous sentez que vous avez besoin d’aide pour choisir lesquelles parmi ces plantes vous aideront le mieux à gérer votre stress ou pour tout autre problème de santé. Il me fera un grand plaisir de vous guider dans vos choix de remèdes et qui sait, peut-être dans vos choix de plantes à mettre au jardin pour votre santé et votre plaisir ! N’hésitez pas à me contacter :

Par téléphone : 450-365-5232

Par courriel : info@anaislherboriste.ca

Ou par messagerie facebook : https://www.facebook.com/AnaisLHerboriste/

comment choisir vos plantes anti-stress en fonction de vos émotions, 2ème partie

comment choisir vos plantes anti-stress en fonction de vos émotions, 2ème partie

Vous avez été nombreux à lire mes premiers articles sur les plantes pour mieux gérer votre stress, dont la dernière partie était axée sur quelques plantes agissant sur le stress émotif, mais il reste encore bien des plantes qu’on peut mentionner. En voici quatre autres qui vous aideront à surmonter diverses formes d’hypersensibilité…

L’Achillée millefeuille

Bien connue pour son action sur les pertes sanguines et la fièvre, l’achillée millefeuille s’avère une alliée précieuse pour les gens souffrant d’hypersensibilité. Que ce soit dans des cas de sensibilité aux émotions des autres, aux sons forts ou aux ondes électromagnétiques, elle nous aide à nous forger une protection qui nous rendra moins sensibles aux micro-agressions diverses qui peuvent augmenter notre stress. C’est aussi une plante équilibrante au moment de la péri-ménopause, n’hésitez donc pas à en prendre si vous devenez subitement irritable ou si vous développez une sensibilité accrue alors que vos cycles menstruels deviennent erratiques…

L’Anémone pulsatile

L’anémone pulsatile s’utilise à faibles doses et a la réputation d’être soit très puissante, soit totalement inutile. Elle agit comme si elle ramenait sur terre la personne qui la consomme, diminuant ainsi l’emprise du mental. Elle s’avère particulièrement efficace contre les attaques de panique, soit en plante simple au moment des crises ou dans un mélange pour les prévenir. Vous pourrez donc rapidement estimer son efficacité pour vous. Elle peut aussi calmer quelqu’un en crise de larmes hystérique. Certains de ses constituants ralentissent les rythmes respiratoires et cardiaques, ce qui pourrait expliquer son mode d’action. Son dosage est donc délicat, consulter votre herboriste pour savoir comment l’utiliser.

C’est une plante qui aide aussi le cœur émotionnel à choisir de s’ouvrir ou de se protéger. Je la recommande souvent soit en teinture ou en élixir pour les gens ayant subi des blessures émotionnelles majeures dans leur enfance.

La Verveine des druides

La verveine des druides, ou Verbena officinalis, est consommée pour ses effets quasiment magiques, d’où son association avec les druides. En effet, cette espèce de verveine à petites fleurs bleues et au goût amer aide de façon marquée à lâcher prise sur tout ce qui ne nous convient plus. Elle était utilisée pour briser les sortilèges d’amour puisqu’elle entraîne très souvent des changements majeurs dans la vie des gens qui la consomment. Elle permet aux personnes émotionnellement dépendantes de mettre fin à une relation qui leur est nuisible; elle peut aussi amener quelqu’un à démissionner ou à déménager. N’en prenez donc que si vous êtes prêt à en subir les conséquences (quoique…) ! Attention, il existe plusieurs espèces de verveine, assurez-vous de choisir la bonne; celle au goût citronné que vous avez peut-être déjà bu n’a nullement les mêmes propriétés.

La bourrache

“Borage is for Courage”; voilà qui résume l’utilisation de la bourrache. Elle est indiquée pour les gens qui traversent un moment difficile et qui ont besoin de courage pour passer au travers. Si la prise de verveine des druides vous a fait réaliser que votre emploi n’est pas le bon pour vous et vous a conduit à remettre votre démission, peut-être vous faudra-t-il de la bourrache pour passer à travers les prochaines semaines! Une fois que vous serez retombé sur vos pattes cependant, vous passerez à une autre plante. En effet, la bourrache est une plante qu’on utilise à court terme puisqu’elle contient des alcaloïdes qui peuvent être hépatotoxiques pour certaines personnes lorsque prise à long terme. À éviter pour les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que pour les jeunes enfants.

J’espère que j’ai réussi à vous communiquer ici un peu de l’amour profond que j’ai pour les plantes et de la confiance que j’ai envers elles pour prendre soin de vous. Elles ont tant de nuances dans leur mode d’action qu’il est important de bien les comprendre pour réussir à mieux les choisir. Si vous avez besoin d’aide dans vos démarches de retour à l’équilibre, n’hésitez pas à me contacter :

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Le rôle environnemental de l’herboriste

Le rôle environnemental de l’herboriste

Je prends une pause dans ma série d’articles sur le stress et l’anxiété pour vous offrir, à l’approche du jour de la terre, un article de réflexion sur le rôle environnemental de l’herboriste… et vous inviter à mon inauguration officielle du jour de la terre!

Traditionnellement, l’herboriste ou la guérisseuse vivait à l’orée de la forêt, un peu en retrait des autres habitants, près des plantes qu’il ou elle utilisait. Un rôle souvent oublié ou méconnu de l’herboriste était justement d’incarner un pont entre la société et la nature, un lien vital qui permettait aux citadins de garder contact avec le monde sauvage. Pour ceux qui ne dépendaient pas directement de la nature pour leur survie quotidienne, l’odeur des plantes fraîchement cueillies ou séchées avec délicatesse évoquait un monde accessible, juste au-delà de leur horizon quotidien et des quelques maisons qui les en séparait.

Dans certaines cultures, le guérisseur donnait des nouvelles de la forêt aux villageois et leur prodiguait des conseils pour aider à maintenir l’équilibre : « il faudrait planter vos arbres à fruits dans tel secteur; éviter de couper par ici ou de chasser par là; le bosquet du sud pourrait être éclairci; ou il y a eu un chablis près de la rivière ». Il donnait aussi des nouvelles des villageois en cueillant ses plantes et orientait dès le moment de la cueillette la force de guérison qu’il voulait infuser aux plantes : « Untel est malade, il ne mange plus rien, je te remercie, gingembre ou pissenlit, de lui redonner son appétit; unetelle est trop triste depuis que son époux est mort, elle n’est plus tout à fait là, je te remercie rose ou millepertuis, de lui redonner goût à la vie et de ramener la partie d’elle qui a suivi son mari dans le pays des morts ».

Dans notre culture cependant, faire de l’éducation ou de l’activisme en environnement, c’est rejoindre un peu ce rôle et être herboriste, c’est beaucoup apprendre aux gens le respect de la nature, de la leur et de celle qui les entoure. C’est sans doute parce que je pressentais cette équation qu’avant de devenir l’herboriste, j’ai étudié en environnement, à la recherche de ce trait d’union entre nature et culture; entre écologie et santé. C’est justement pendant ces études que j’ai lu sur le sujet et que j’ai cherché comment jouer ce rôle dans ma vie professionnelle. J’ai par la suite réorienté ma carrière pour occuper cette place à mi-chemin entre la société et le monde sauvage.

Aujourd’hui, j’enseigne aux gens à respecter leur corps en respectant la nature. J’ai choisi un endroit à l’orée de la forêt pour bâtir mon herboristerie. Ça peut sembler contre-productif, trop loin des grands centres et de mon marché potentiel, mais quand les gens entrent dans mon local en bois, quand ils voient les champs et les forêts s’offrir à leur vue de la fenêtre, ils se mettent à respirer différemment et je sais qu’avant même leur avoir parlé, ils commencent déjà à guérir en rétablissant ce lien sacré avec la nature.

Quand on est herboriste, on a pleinement conscience que l’état de l’environnement est primordial pour la santé des gens. C’est pourquoi je souhaite célébrer le jour de la terre avec vous pour vous faire découvrir mon atelier d’herboriste thérapeute, les plantes que j’utilise, la nature qui m’entoure…. Le 22 avril 2018, venez célébrer la vie avec moi au 151 rang Guillaume Tell, à St-Jean-de-Matha de 10h à 17h. Au menu : dégustations diverses et conseils santé gratuits.

Cours d’herboristerie à St-Jean-de-Matha

Cours d’herboristerie à St-Jean-de-Matha

Trois après-midi pour prendre votre santé en main!

du 13 au 27 novembre 2017 à St-Jean-de-Matha, Anaïs l’Herboriste présente:

Jour 1 : Les fondements de l’herboristerie  et le système digestif

Qu’est-ce que l’herboristerie? Quelle est la meilleure façon d’extraire les principes actifs des plantes? Qu’est-ce qu’une tisane, une décoction, une macération, une teinture, un glycéré, un vinaigré, un oxymel? Comment faire un sirop médicinal, un onguent, une crème? Combien de temps peut-on garder ces diverses préparations? Comment faire sécher les plantes? Quelles parties utiliser et quand les cueillir?

Notre système digestif est la porte d’entrée dans notre corps de tout ce qui sert à le bâtir. Un système digestif sain aidera donc notre corps dans tous les aspects de sa santé. Découvrez quelles plantes peuvent affecter notre digestion et comment elles agissent; vous saurez ainsi comment choisir celles qui conviennent le mieux à votre digestion. Nous aborderons aussi les bases d’une alimentation saine.

Jour 2 : Nos systèmes respiratoire et immunitaire; notre système nerveux

Plusieurs infections affectent notre système respiratoire. Venez découvrir comment prévenir rhumes, grippes, sinusites et bronchites et comment les soigner si vous vous y prenez trop tard.

Quand l’anxiété et le manque de sommeil affectent notre vie, c’est toute notre santé qui en est affectée. Découvrez comment les plantes et vos habitudes de vie peuvent vous aider à contrôler ces problèmes.

Jour 3: peau, articulations et inflammation; hormones, glandes surrénales et équilibre global

Que ce soit pour la démangeaison temporaire causée par une piqûre d’insecte ou celle plus persistante de l’eczéma, les plantes peuvent vous aider. Similairement, elles savent calmer la douleur d’une entorse tout comme celle d’un début d’arthrite, tout en prévenant la progression de cette maladie.

L’influence des hormones dans notre corps est partout. Elles contrôlent notre thyroïde, notre taux de sucre, notre système reproducteur autant que notre réaction face au stress. Elles s’influencent les unes les autres et bien sûr, les plantes viennent les influencer!

Les formations seront données au 151-A rang Guillaume Tell, à St-Jean-de-Matha les lundis après-midi de 13h à 16h30 du 13 au 27 novembre 2017

Coût:  60$ par jour ou 130$ pour les 3 cours (minimum de 10 inscriptions)

Pour inscriptions, veuillez contacter Anaïs de Valicourt au 450-365-5232 ou par courriel: info@anaislherboriste.ca

La perception directe de la nature

La perception directe de la nature

Anaïs de Valicourt a étudié l’herboristerie en Écosse, à la Scottish School of Herbal Medicine de 2005 à 2009. En 2011, elle a suivi un apprentissage sur la guérison grâce à l’esprit des plantes avec Pam Montgomery, auteure de Plant Spirit Healing, au Vermont. Elle pratique l’herboristerie à St-Jean-de-Matha et développe petit à petit des relations intimes avec diverses plantes de son entourage.

La perception directe de la nature

par Anaïs de Valicourt, HTA

Il existe des traditions dont l’origine peut être retracée à un point précis, comme la dinde de l’Action de Grâces, d’autres dont l’origine prend sa source dans la légende et le patrimoine oral, comme les feux de la St-Jean… Il existe aussi des traditions dont l’origine est si ancienne qu’elles semblent prendre leurs sources avant même l’apparition de l’humain tel qu’on le connait aujourd’hui. La perception directe de la nature comme moyen de compréhension et d’acquisition de connaissances est de ces dernières. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous qui souhaitons en savoir davantage sur le bouleau par exemple, irons chercher dans les livres (souvent imprimés en partie sur du bouleau, mais là s’arrête le contact réel avec la plante) pour y découvrir ses propriétés médicinales, son usage commercial ou son rôle écosystémique. Il existe néanmoins une autre approche qui est d’aller s’asseoir (ou se coucher ou…) près d’un bouleau et d’entrer en communication directe avec lui. Il s’agit d’une approche sacrée et la vaste majorité des connaissances sur la nature que nous possédons aujourd’hui, y compris celles validées par la science, semble provenir d’un tel mécanisme.

Approche indigène

Bien que les scientifiques privilégient la théorie selon laquelle nous aurions développé notre pharmacopée et notre garde-manger végétal par essais-erreurs, ce n’est pas ce que la plupart des peuples indigènes encore existant tentent d’expliquer aux anthropologues qui souhaitent les comprendre. En effet ces derniers sont souvent confrontés à une explication bien plus simple : si le guérisseur d’une tribu utilise telle ou telle plante pour tel ou tel problème, c’est que la plante lui a signifié son aptitude à aider son malade. Souvent, la plante fournit même la méthode selon laquelle elle doit être préparée. Ces informations sont souvent transmises par les rêves ou lors de quête de vision. Bien qu’un apprentissage direct entre un guérisseur et un élève soit généralement requis pour devenir guérisseur, cet apprentissage vise à développer les liens entre l’élève et les plantes et l’élève doit développer ses propres liens avec les plantes pour les utiliser à sa façon avec les malades. On raconte même qu’un ethnobotaniste aurait provoqué l’hilarité d’une tribu en assumant que c’était la plante qui guérissait les malades plutôt que la relation entre le guérisseur, la plante et le malade (S. Buhner, divers ouvrages).

Approche personnelle en herboristerie

Je dois avouer que cette approche me séduit plus qu’une autre et que depuis la fin de mes études théoriques, j’ai passé bien du temps à développer des relations profondes avec diverses plantes. Je n’ai pas encore, loin s’en faut, fait le tour des plantes que j’utilise dans ma pratique, mais ma compréhension des plantes auxquelles j’ai offert mon amitié a fait un bon cosmique. Je dois cependant avouer qu’avec les plantes, comme avec les gens, certaines relations sont plus profondes que d’autres. Je pense particulièrement à la Grande Aunée qui a transformé ma vie, à la Molène, que j’ai comprise dans le mouvement même de mon corps, à l’Armoise Commune, sans laquelle je me sens prise au dépourvu. Dans d’autres cas, la connexion a été d’un autre niveau… avec l’Aubépine, toute tentative de méditation s’est soldée par un sommeil inconscient… ce qui m’a amené à modifier l’utilisation que j’en fais puisque je négligeais auparavant son côté calmant!

Dans la plupart des cas, l’information que je reçois en contact direct avec les plantes est très difficile, voire impossible, à mettre en mots de façon satisfaisante ;  je doute que si j’essayais de vous expliquer mon expérience avec une plante, la façon dont vous la comprenez et l’utilisez changerait de façon substantielle. En ce sens, il me semble que ces expériences de contact direct avec les plantes doivent être vécues de l’intérieur pour être comprises en profondeur et pour réussir à les intégrer à notre pratique d’herboriste. Je vous encourage donc fortement à développer vos propres relations profondes avec des plantes afin d’en faire vos alliées particulières.

Pour lire la suite par Daniel Lachance sur l’application de ces perceptions à la permaculture, suivez ce lien vers la page du Chêne au pieds bleus…

 

Daniel Lachance pratique la méditation depuis une vingtaine d’année. Il propose ici une approche innovante et inspirante combinant science et méditation. L’auteur, double bachelier en aménagement du territoire forestier et en arts visuels et détenteur d’un certificat de designer en permaculture, s’est intéressé aux énergies du territoire dans le cadre de deux expériences de création: l’une à l’Ile d’Orléans pour un projet d’exposition intitulé Pèlerinage d’un chien aveugle nommé Socrate et l’autre, à la Maison des Esclaves, au Sénégal, en Afrique pour un projet nommé Sacrifice.

intervalle poétique

intervalle poétique

Pour chaque cœur blessé, une plante à trouver

Pour chaque amour perdu, un mot juste à offrir

Pour chaque famille brisée, un rituel à créer

Puis au cœur de la nature, chercher les outils qui guérissent

L’eau, le vent, la terre; le soleil, les arbres, les plantes

Offrir un chant à la lune, une danse à la vie

Une prière aux lutins et un clin d’œil aux fées

 

La rose

La rose

C’est le temps des roses!

  

des roses sauvages, odorantes, piquantes, mellifères et combien utiles à ma pratique en herboristerie… J’en fais de délicieuses teintures que je dispense à petite dose aux gens qui ont le cœur blessé… ou j’en ajoute parcimonieusement aux tisanes pour leur goût floral et leur effet légèrement euphorisant. Pour mon usage personnel, c’est un mélange de sirop de rose et de rhum à la rose qui me transporte au septième ciel les soirs de fête. Pour moi la rose, c’est la plante qui permet de voir la vie en rose… qui remet le cœur sur la voix de l’amour. C’est d’ailleurs l’ingrédient maître de mon élixir d’amour, un mélange très spécial que je recommande aux gens qui ont besoin de développer leur amour de soi, de la vie ou des autres. Un grand guérisseur des maux du cœur pour lequel j’ai reçu des commentaires très positifs.

Je vais m’assurer d’en avoir en quantité pour l’exposition pédestrart en fin de semaine. Venez m’y rencontrer en grand nombre à Ste-Béatrix samedi ou dimanche…

Aubépine

Aubépine

S’il pouvait arrêter de pleuvoir, ce serait le temps de cueillir les fleurs d’aubépine. Je les utilise en tisane et en teintures pour maintenir ou améliorer la fonction cardiaque, calmer l’anxiété et les palpitations et pour améliorer la circulation sanguine. Elles sont un ingrédient clé de ma tisane nommée « le cœur qui dort »…

La cueillette des fleurs d’aubépine nécessite toujours un certain dévouement à cause de leur longues épines pointues, mais je m’assure de porter mes lunettes et des chaussures à semelle épaisse. Je n’ai pas encore trouvé un moyen de me protéger les bras, une simple chemise à manches longues ne suffisant pas à m’éviter les égratignures et un manteau de cuir étant un peu trop chaud pour la saison…

La fleur d’aubépine, son épine, et la main qui la cueille…
L’épine de l’aubépine, dont il faut absolument se protéger en la cueillant!
Fleurs d’aubépine à différents stages de maturité
Aubépine: fleur, feuille et épine